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Eya Patterns

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Les montagnes sont partout : dans les obstacles de la vie comme les gammes. Surtout, dans la nature, elles ont ce quelque chose de réconfortant par leur grandeur, leur force et leurs vibrations. La musique d’Eya Patterns, est aussi majestueuse qu’une montagne : avec sa guitare, son folk et son rock indie, elle en soulèverait. Déjà vue en première partie de Flora Hibberd ou aux côtés de Jessica93, Eya Patterns envoûte avec sa voix imposante comme sensible et son grunge stoner des années 90, véritable bande-son d’un film à l’ambiance brumeuse, presque surnaturel. Emmenant la trip hop de Portishead, Cat Power ou encore Nirvana comme références en bandoulière, Eya Patterns fait souffler un vent de rock indé salvateur dans le paysage musical.

Née en France, Eya Patterns a passé une grande partie de sa vie au Québec, puis en Corse. De ces voyages, elle ramène un goût profond pour la nature : enfant, elle traversait par exemple une rivière, guitare sur le dos, pour rejoindre un voisin autour de soirées folkloriques, dans des chalets canadiens saturés de musique. Plus tard, la Corse et ses polyphonies prolongent ce lien viscéral aux racines, au rituel et au mystique. Visuellement, Eya Patterns revendique cette esthétique habitée autour d'œuvres à l’aura enveloppée d’un brouillard chargé d’âme comme Donnie Darko, The Doom Generation de Gregg Araki, Charmed ou encore American Beauty. Directrice artistique, elle est derrière tout son univers visuel, construit autour de sa fascination pour la végétation, le monde animal, les grands espaces comme tout ce qu’il y a de sublime et mystérieux. Résultat, en véritable PJ Harvey française, elle nous emmène aujourd’hui avec son premier EP dans un voyage mystique, tendre et mélancolique.

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